Aller au contenu
La voix • Synthétiques H. 2M La voix • Synthétiques H. 2M La voix • Synthétiques H. 2M

La voix • Synthétiques H. 2M

Philippe Hiquily

  • Support : Toile
  • Année : 1973-2012
  • Technique : Impression
  • Tirages : Oeuvre unique
  • Signature : Signé et daté par l'artiste
  • Dimensions : L 150.5 x H 201 cm

Les synthétiseurs vidéos sont des instruments de productions d’imageries visuelles électroniques qui ont été inventés dans les années 60 et plus largement développés dans les années 70. Ces synthétiseurs-vidéo se caractérisent par leur capacité à générer de manière indépendante des formes à partir de constituants électroniques.

Parmi les synthétiseurs restés célèbres, Eric Siegel conçoit aux Etats-Unis, le PCS (Processing Chrominance Synthetizer) en 1968 qui « colorie » des images à partir d’un signal noir et blanc et en 1970 le EVS (Electronic Video Synthetizer), qui, en plus de la couleur, génère des formes abstraites. La même année, Stephen Beck met au point son « Direct Video Syntesizer », un instrument de composition d’images. Mais c’est surtout Nam June Paik, alors artiste résident au WGHB de Boston, qui vers 1969-70, développe une réflexion artistique autour de l’image numérique en mettant au point en collaboration avec l’ingénieur japonais Shuya Abe un synthétiseur créant ses propres images.

C’est dans la lignée de ces expériences que Philippe Hiquily s’associe en 1973 à Marcel Dupouy pour intégrer son « Movicolor » inventé entre 1971 et 1972 dans une démarche de recherche plastique. Ils réalisent alors ensemble une serie d’images « synthetiques » constituées à partir d’un traitement vidéo de la sculpture de l’artiste « la Voix ». Sur la base d’une « recréation » et « colorisation » évolutive de la forme de la sculpture par des variations d’oscillations électroniques vidéos, Hiquily fixe par des prises de vues photographiques les instantanés qui formeront cette série d’images baptisées « synthetics ». A la suite de cette experience, il cherche a transposer ces images sur des supports plus « classiques » des arts plastiques. Cependant à cette époque cette entreprise reste difficile. Pour pouvoir imprimer une de ces prises de vue sur toile, Hiquily doit donc se tourner vers le Japon qui était alors le seul pays à posséder les avancées technologiques nécessaires à sa réalisation. En raison de ces complications, une seule toile est imprimée et, hormis la presentation de cette toile au salon de mai de 1977, cette série est jusqu’à aujourd’hui restée inédites.

 


D’après la sculpture « La Voix »
Série de 94 phototypes d’après synthétiseur vidéo

Cette oeuvre est répertoriée au Catalogue Raisonné de l’artiste (page 213) sous le numéro de référence : 1014– 73.Des.SV1.PU.DI.24 (P.190)