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ELASTOGENESE 01 ELASTOGENESE 01 ELASTOGENESE 01

ELASTOGENESE 01

Richard Texier

  • Année : 2015
  • Matériaux : Inox
  • Tirages : 8 exemplaires + 4 E.A.
  • Signature : Signé à la main
  • Ton : Couleur Silver, métallique
  • Dimensions : L 74 x l 46 x H 111 cm
Dans ses œuvres picturales, numériques ou théoriques, Texier explore cette plasticité comme moteur de création, de mémoire, d’instinct et de liberté. L’élastogenèse devient une manière d’habiter le monde : en embrassant l’incertitude, en refusant les dogmes fixes, et en cultivant la capacité à se transformer sans se perdre. Elle propose une cosmologie du possible, où l’art devient un champ d’expansion élastique de la conscience.
L’élastogenèse, concept artistique et philosophique développé par Richard Texier, désigne une force fondamentale de transformation fondée sur la souplesse, la métamorphose et la résilience. Elle propose une vision du monde où l’imaginaire, la matière et la pensée sont malléables, capables de s’adapter, de se déployer et de se reconfigurer face aux contraintes.

« La Nature est prudente. Elle s’applique à cacher ses méthodes sous la splendeur de ses productions. L’émerveillement, la beauté, la diversité des formes qu’elle invente, sont en réalité des stratégies de dissimulation. L’art, par mimétisme, procède de même. Il surprend, choque, éblouit, capte l’attention pour imposer souterrainement ses vues, établir ses thèses les plus radicales, ses modèles les plus raffinés. Dans le passé, Ingres, que les surréalistes adoraient, déformait les silhouettes des personnages qu’il peignait. Il ajoutait des vertèbres au dos de ses odalisques, dilatait les corps alanguis et les chairs voluptueuses. Pourtant ces mensonges anatomiques disaient la vérité élastogénique du monde. »

Richard Texier, concernant sa théorie Elastognese qu’il a inventé  en 2014


« Il cherche le « point de fuite » (1992), « le continent de l’ange » (1993). Pour accomplir son dessein, il se fait astronome, navigateur, absorbe les traces de Vasco de Gama, Magellan, Copernic, puis brouille les cartes, s’entoure de signes cabalistiques, flâne, se laisse « remplir par le vide ». Il étire les distances. Et, suprême paradoxe, le sens du monde surgit comme une révélation, une alchimie venue de la nuit de temps. Certaines toiles ressemblent à des coupes microscopiques de cellules des premiers jours de la terre. Texier, le chaman, a des pouvoirs surnaturels. Nul besoin de mescal, de peyotl, de champignons hallucinogènes, pour entrer en transe. L’odeur des algues, la brise marine, lui suffisent. Il capte l’origine des temps, l’infini, les territoires invisibles, les mouvements pendulaires, les peurs ancestrales avec un mot d’ordre minimaliste, tiré encore d’un de ses tableaux, « Regarde l’infime ». Le jeu de pistes peut alors démarrer. Où qu’il soit, dans son refuge de l’île de Ré, dans le phare de Cordouan, dans un loft new-yorkais, à Tokyo, Moscou ou à Shangaï, il porte dans ses valises cette puissance de feu ébouriffante. »

Serge Raffy, Richard Texier, les îles de la destinée