Effets secondaires • Passionate Love

Philippe Huart

  • Poids : 1.08 kg
  • Dimensions : 8 × 12 × 8 cm
  • Année : 2019
  • Matériau : Fonte de métal, Peinture Epoxy
  • Tirages : 300 exemplaires
  • Signature : Signé dans la plaque
Art for all

200.00 inc. Vat

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Édition ART FOR ALL par la Galerie LOFT

Effets secondaires, la nouvelle édition de la Galerie LOFT en collaboration avec Philippe Huart, dix ans après sa première réalisation de gélules en porcelaine, est tirée à 300 exemplaires. Elle est réalisée en fonte de métal et assemblée en trio.

Philippe Huart travaille la bichromie dans sa variation spatiale. Les trois gélules emboîtées les unes aux autres peuvent être placées sous différents angles qui offrent une dimension multiple à l’œuvre.
Son titre évoque évidemment l’amour sous toutes ses formes, de la passion à la jalousie, en passant par le cœur palpitant, le drame et la vie. La pureté et la limpidité du blanc qui absorbe et réfléchit la lumière renforce encore l’aspect fascinant de l’objet surdimensionné et esthétisé, devenu support de désir.

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Effets secondaires, l’objet transmué.

Face à nous trois capsules se rencontrent et s’accouplent dans un étonnant ballet. La peau lisse et soyeuse, des couleurs chatoyantes, des formes galbées… cet objet du quotidien agrandi puis recomposé est projeté dans une nouvelle réalité. Devant nos yeux la gélule s’esthétise et se métamorphose.
Le chemin qu’elle emprunte ici, c’est celui de Philippe Huart, artiste de la perception et de l’illusion. A la fois thème récurrent de son œuvre et expérience unique de réflexion autour du volume, ces gélules deviennent supports et prétextes. Au départ elles représentent le médicament, élément salvateur, remède qui éloigne les maux, des plus légers aux plus graves. Cette dimension positive est suggérée par sa moitié blanche, symbole de pureté et de propreté, qui nous protège et nous rassure.
Mais tel Janus, la gélule est double. Elle possède une autre extrémité, une autre face dont la couleur vive et tranchante offre une nouvelle perspective.
Effet secondaire… le miracle se transforme en obsession. Il en faut plus, toujours plus, notamment lorsqu’on perd pied et que la réalité se déforme. Plus l’objet est beau, plus il attire, plus il est grand, plus il absorbe notre regard.
Depuis Duchamp la mutation de l’objet n’est pas rare en art. Elle est ici multiple. La perte de sa valeur utilitaire en fait un objet désormais culturel. Sa surdimension, rappelant les reproductions géantes d’objets du quotidien de Claes Oldenburg, secoue notre conception de l’espace. Quant aux couleurs et à la brillance de sa texture, on pense évidemment aux artistes pop et à la subjugation de l’objet à une époque de surconsommation.
La beauté devient terrain de dépendance. Posséder, améliorer, envier… l’esthétisme nous procure une gamme extraordinaire d’émotions et de sensations, des plus fabuleuses aux moins avouables. Il est le support d’un imaginaire sans limites et des « effets secondaires » qu’il provoque par la cristallisation des désirs et des espoirs qu’il fait naître.
Ainsi décontextualisée la gélule n’est désormais plus l’antidote. Elle est la sublimation ultime de nos addictions contemporaines.

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