USA 281
Anis Nabil Harbaoui
Exposition collective
12/06/2025 - 30/08/2025
Espace du 4, Espace du 3 bis
La Galerie Loft fera sa pause en août. Toute l'équipe vous souhaite un très bél été. Retrouvez nous à partir du mardi 2 septembre.
La Galerie Loft fera sa pause en août. Toute l'équipe vous souhaite un très bél été. Retrouvez nous à partir du mardi 2 septembre.
Si vous êtes à Paris cet été, ne manquez pas le parcours d'expositions dans les vitrines de galeries à Saint-Germain-des-Prés.
La Galerie Loft y présente le travail d’Anis Nabil Harbaoui, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2024. À travers le dessin, l’encre ou la peinture, l’artiste explore sa vision de la figuration à l’ère du progrès technologique incessant et interroge des réalités aussi tangibles qu’alternatives. Ses œuvres sont visibles tout l’été dans la vitrine de la Galerie Loft.
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La Galerie Loft présente une exposition collective avec les oeuvres de Bernard Quentin, Christos Kalfas, Parvine Curie, Francesco Marino Di Teana, Jiang Dahai, Liên Hoàng-Xuân, Guillaume Piéchad, Kévin-Ademola Sangosanya, Philippe Hiquily, Wang Keping, Yang Liming, Quiberon et Yang Jie-Chang.
À l’occasion de l’événement « À première vue », qui invite les galeries de Saint-Germain-des-Prés à exposer les jeunes diplômés des Beaux-Arts de Paris pendant l’été, la Galerie LOFT a choisi de présenter le travail de Anis Nabil Harbaoui, diplômé en 2024.
Dans ses œuvres, réalisées au crayon, à l’encre ou en peinture, Anis Nabil Harbaoui partage sa vision de la figuration à l’ère du progrès technologique incessant, et interroge des réalités à la fois concrètes et alternatives. S’inspirant du réel et de son environnement, il propose une vision d’un monde perpétuellement à l’agonie.
Dans une démarche réaliste, son travail oscille entre critique et apologie des sociétés contemporaines, en soulevant des questionnements sur les conflits qui les traversent et les fléaux qu’ils engendrent inévitablement. Nourrie de nombreuses références, son œuvre les convoque pour mieux interroger l’état du monde en ce début de XXIe siècle.
Guillaume Piéchaud, artiste né en 1968 à Paris est un designer et sculpteur hors du commun qui nous plonge au coeur d’un design « fantastique » à travers un répertoire de motifs et de formes oniriques, formant un univers identifiable mais sans cesse réinventé, composé de mobiliers aux formes contemporaines mais simples et épurées.
Wang Keping est l’un des membres les plus éminents du groupe Xing Xing, les Stars. Son travail de sculptures de bois, noircies par le feu, tourne tout d’abord autour de totems et d’idoles qui rappellent les figures tutélaires folkloriques du nord de la Chine et de la Corée, empreintes de primitivisme. Puis il s’oriente vers des formes simples aux lignes pures avec un choix restreint de thèmes : femmes à chignon, baiser/couple, oiseau, figure masculine à queue, paire de mamelles . La simplification et l’épuration progressive tourne pour certaines sculptures à l’abstraction et dans les meilleurs cas rappellent le travail de Constantin Brancusi dans son esprit, un artiste qui l’a beaucoup influencé.
D’origine Franco-iranienne Parvine Curie naît à Nancy en 1936. Après ses études elle part visiter l’Europe et décide de s’installer à Barcelone en 1957 en découvrant l’art catalan. Elle pratique la sculpture en autodidacte, suivant les conseils du sculpteur Marcel Marti avec lequel elle a un fils, David en 1959. En 1970 elle s’installe à Paris et présente salon de la jeune sculpture l’œuvre Première mère qui va marquer le sculpteur François Stahly. Il l’invite à venir travailler à ses côtés à l’atelier collectif du Crestet (Vaucluse). Parvine y apprend les bases du métier, la taille du bois et de la pierre. Elle épouse Stahly 1975 et réalise par la suite de nombreuses commandes publiques. Son œuvre au départ plus hiératique va ensuite évoluer vers un style plus dynamique. Ses sculptures, entre figures et architectures, et fortement inspirées des lieux qu’elle a visités, sont marquées par des lignes et des matériaux épurés et manifestent son désir constant de questionner l’espace et la lumière.
Dans son travail, au crayon, à l’encre ou en peinture, Nabil Harbaoui partage sa conception de la figuration à l’ère de l’inlassable progrès technologique et spécule sur des réalités aussi concrètes qu’alternatives. S’inspirant du réel et de ce qui l’entoure, il propose une vision d’un monde perpétuellement à l’agonie. Dans un souci de réalisme, il confond critique et apologie des sociétés contemporaines à travers des questionnements sur les conflits qui opposent celles-ci, et les fléaux qu’ils apportent irrémédiablement avec eux. Avec une attache particulière aux références, elles ponctuent son oeuvre et posent de multiples questions sur l’état du monde en ce début de XXIe siècle.
Artiste d’origine vietnamienne, tunisienne et française, Liên Hoàng-Xuân est née à Paris en 1995. Multidisciplinaire, ses installations, peintures, gravures et vidéos lui permettent de mêler des souvenirs à un imaginaire amoureux au sein d’une ville fictionnelle, qu’elle nomme le « Sud de Nulle Part » : un entremêlement de Tunis, Saigon et Beyrouth.
D’origine Française et Yoruba, Kevin-Ademola SANGOSANYA est né en région parisienne en 1996. Bien qu’il montre très jeune une véritable passion et déjà de grandes aptitudes pour le dessin il fait après l’obtention de son bac des études d’ingénieur en agronomie tropicale. Il passe ainsi 8 mois au Nigeria pour son stage de fin de diplôme à travailler à la conservation des espèce forestières, à la reforestation, et à l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées en faisant le lien entre les trois domaines qui le passionne alors, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité. Malgré tout, son besoin compulsif de créer l’accompagne au quotidien. Il dessine de plus en plus, ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent des supports de créations de tableaux-objets et parsème les murs de Cergy où il vit alors de ses graffs-poèmes sous le pseudo de « Lonely Jane ».
Son travail explore le langage des mythes et autres récits de sa culture, en juxtaposition avec notre modernité. Des nombreuses expositions personnelles ont suivi, dans des foires internationales telles que la Fiac, Art Basel, Art Brussels, etc ; et dans des galeries telles que Patrice Trigano, galerie LOFT (Paris), Pascal Polar (Bruxelles), galerie d'Athènes et Lola Nicolas en Grèce. Le Musée d'Art moderne de Saint-Étienne lui consacre une exposition personnelle sur son œuvre gravée, tout comme le Musée Picasso d’Antibes.
L’art est un langage, un mode d’expression unique qui permet aux artistes d’expérimenter autant qu’aux publics de ressentir des choses intenses ou nouvelles. Parmi les artistes qui ont su questionner le monde au cours du XXe siècle se trouve Bernard Quentin. Né en 1923 à Flamicourt (Picardie), il a toujours su cultiver sa curiosité et explorer les modes de communication de par le monde. Après la Seconde Guerre Mondiale il avait commencé à centrer ses œuvres sur l’écriture, partant du principe que le langage est le lien propice à unir les hommes. Dans sa quête inlassable de conception de signes universels il en était également venu à réaliser des pièces monumentales, à utiliser des matériaux inédits ou à établir une véritable « sémiologie » de l’art.
Né à Montmartre en 1925, Philippe Hiquily est un artiste singulier, sculpteur, mais aussi créateur de mobilier, de bijoux, de gravures et d’œuvres expérimentales cinétiques et électroniques. Son travail est principalement axé sur des jeux de formes et d’équilibres et des « accouplements » de sculptures et d’objets. Qu’elles soient en fer, en laiton ou en acier, stabiles ou mobiles, petites ou monumentales, ses sculptures possèdent toutes ce même principe, l’art doit être drôle, ludique et esthétique. Mouvements, courbes et matières sont autant de manières de donner vie au métal métamorphosé en support d’érotisme. De New-York à Paris, des Musées d’Arts premiers aux Salons de la Noblesse, cet amoureux des femmes, protégé de Germaine Richier, ami d’Arman, César, Jodorowsky ou Alain Joufroy, Officier de L’Ordre National des Arts et Lettres, bon vivant et grand amateur de cigares a su, tout au long de sa vie, totalement bouleverser notre regard sur la sculpture.
Né au cœur d’une famille de paysans, Francesco Marino di Teana fut tour à tour berger puis apprenti maçon en Italie (Teana), chef de chantier, architecte et étudiant des Beaux-Arts en Argentine (Buenos Aires) avant de s’installer à Paris en 1953. À la fois peintre, sculpteur, architecte, poète et philosophe, il devient un des plus importants sculpteurs de la seconde moitié du XXe siècle par ses théories sur la logique tri-unitaire et la sculpture architecturale. Représenté pendant plus de vingt ans par la mythique galerie Denise René et lauréat de prestigieux prix artistiques, il est reconnu par les plus grands créateurs et critiques d’art de son temps. Précurseur des Monumenta du Grand Palais grâce à ses Fontaines Monumentales (9m de haut pour 16m de long) réalisées en collaboration avec Saint-Gobain, il a réalisé plus de 40 sculptures monumentales réparties en France, dont la plus haute sculpture en acier d’Europe, la Liberté de 20m de haut (Fontenay-sous-Bois). Représentant de la Biennale de Venise de 1982 pour l’Argentine, son œuvre fait l’objet d’une grande rétrospective au Musée d’Art Moderne de Paris en 1975 et du Prix de l’Académie des Beaux-Arts en 2009.