Tote Vuitton

MUN-GI YANG

  • Dimensions : 34.5 × 25 × 53 cm
  • Année : 2015
  • Matériau : Pierre patinée gravée, anses en métal
  • Tirages : Oeuvre unique
  • Signature : Signé du cachet de l’artiste

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DÉSIR & CONSOMMATION EN CORÉE

Dans de nombreux domaines sociaux et culturels des traces psychologiques collectives liées à l’histoire de chaque pays perdurent pendant de ombreuses années. Après le dévelop- pement économique très rapide de la Corée, pays qui avait démarré tardivement son industrialisation, la classe aisée avait amassé beaucoup de richesses suite à une subite croissance économique. Cette population s’était alors passionnée pour le produit de luxe pour de pouvoir affirmer et exhiber sa supériorité. La forme de consommation qu’ils instituèrent n’était donc pas une consommation rationnelle, ni même raisonnable, mais une consommation discriminative/imitative selon laquelle l’individu, dans un processus de moi-seul/moi-aussi, devait ache- ter ce qui coûtait si cher que les autres ne pouvaient pas se le payer. Ce phénomène provoqua ainsi une frénésie de produits de luxe au sein des nouveaux riches. Cette quête acharnée du produit de luxe comme mode de vie, s’est ensuite propagée jusqu’au milieux modestes. Or le mécanisme du désir insatiable provoque sans cesse un conflit social. C’est-à-dire qu’un groupe veut précéder ne serait ce que d’un pas ceux qui le suivent, tandis que ces derniers tentent d’effacer la moindre distance du groupe les devançant en introduisant immédiatement chez eux la mode la plus récente. Le produit de luxe suscite alors simultanément toutes sortes de sentiments contradictoires tels que l’envie, la jalousie, et le mépris né de la comparaison constante aux autres dans un contexte social.


Mun-Gi Yang est né en 1970 à Gwangju en Corée du Sud. Il est diplômé des Beaux-Arts à l’université de Chosun.

En 2012, l’artiste-sculpteur a présenté Story of LUXURY STONE (histoire de la pierre de luxe) au Musée d’art d’Okgwa, en Corée du Sud. Cette exposition révélait l’attention toute particulière qu’il porte à la signification et au symbolisme du sac de luxe en exploitant les potentialités esthétiques de la pierre. Dans cette exposition, 45 œuvres proposaient de s’interroger sur la nature de l’objet et de l’être humain et sur la structure des mécanismes sociaux dans l’élaboration des désirs contemporains. Ces Luxury stones, bien qu’apparaissant dans un premier temps comme des œuvres parodiques sur les contrefaçons chinoises des sacs de grandes marques telles que Louis Vuitton ou Chanel, vont bien au-delà d’une simple imitation ou représentation des ces objets. Par les caractéristiques mêmes de ces objets en pierre, la fonction utile du sac disparaît. En perdant tout caractère fonctionnel, l’objet est désormais transformé en objet-symbole, en icône.

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